Crypto : Glamsterdam, la grosse mise à jour d'Ethereum, est en test. Ça change quoi pour toi ?
Mardi 6 octobre, à 13 h 53 min 36 s pile (heure universelle, donc 15 h 53 à Bruxelles), Ethereum a basculé sur Glamsterdam. Pas le vrai Ethereum, celui où dorment les vrais ETH : Sepolia, son réseau d'essai, une copie conforme où tout fonctionne pareil mais avec de l'argent de Monopoly. Et les développeurs ne parlent pas d'une petite mise à jour : pour eux, c'est le plus gros changement depuis 2022, quand Ethereum a arrêté le minage. Et d'après le média spécialisé The Defiant, les premiers tours de vérification sur le réseau d'essai sont passés sans accroc. Joli nom, au passage : c'est la contraction d'Amsterdam et de Gloas, les deux moitiés de la mise à jour. Les développeurs d'Ethereum ont de l'humour, ou un sérieux problème avec les cartes postales.
Le train est neuf, la voie est une voie d'essai. Les passagers attendront
D'abord : tu n'as rien à faire
Je commence par là, parce que c'est l'information la plus utile de tout l'article. Si tu as des ETH sur une plateforme d'échange ou dans ton portefeuille, ton adresse, tes clés, ton solde et ton appli restent exactement les mêmes. Il n'y a pas de nouveau jeton, pas d'échange à faire, pas de cadeau à réclamer. Rien.
Donc si tu reçois un mail, un SMS ou un message sur Telegram du genre « Glamsterdam arrive, migrez vos ETH avant minuit sinon ils seront perdus », c'est une arnaque. À cent pour cent. MoonPay, une plateforme d'achat de cryptos, le résume très bien dans son explication de la mise à jour : c'est la date limite qui trahit l'escroc, une vraie mise à jour n'a besoin de rien de ta part. Chaque grosse mise à jour d'Ethereum amène sa vague de faux messages, et celle-là ne fera pas exception, crois-moi.
Le seul geste technique que Glamsterdam te demande. Et encore, il est facultatif pour le téléphone
Plus de transactions à la fois, comme aux caisses du supermarché
Pour comprendre la suite, deux mots. Ethereum enregistre les transactions par paquets, des « blocs », un toutes les douze secondes, comme les pages d'un grand cahier de comptes. Et chaque bloc a une taille maximale, mesurée en « gaz », l'unité qui compte le travail que demandent les transactions. Aujourd'hui, un bloc peut contenir environ 60 millions de gaz. Sur le réseau d'essai, avec Glamsterdam, les développeurs testent 200 millions. Plus de trois fois plus de place par page !
Pourquoi ça n'était pas possible avant ? Parce que les ordinateurs qui font tourner Ethereum traitent aujourd'hui les transactions d'un bloc une par une, dans l'ordre. Glamsterdam ajoute à chaque bloc une liste de tout ce qu'il va toucher, quels comptes, quelles données. Avec cette liste en main, les ordinateurs savent à l'avance quelles transactions ne se marchent pas sur les pieds, et ils peuvent les traiter en même temps.
Le samedi après-midi d'Ethereum, version avant et version après
Et pour ton portefeuille, ça veut dire quoi ? Les frais ne disparaissent pas : ils dépendent toujours de la foule qui veut passer en même temps. Mais plus de place, c'est moins de bousculade aux heures de pointe. Et Glamsterdam revoit aussi le prix de chaque opération : d'après MoonPay, un simple envoi d'ETH d'un compte à un autre consommera jusqu'à 71 % de gaz en moins, autrement dit plus de trois fois moins. Par contre, créer un nouveau compte ou installer un nouveau programme sur la chaîne coûtera plus cher. C'est logique : on paie enfin ce qui encombre vraiment le réseau.
Le constructeur de blocs passe chez le notaire
L'autre gros morceau est plus discret, mais il compte. Quand tu envoies une transaction, ce n'est pas toi qui l'écris dans la chaîne : ce sont des constructeurs de blocs, quelques acteurs spécialisés, qui composent les paquets et choisissent l'ordre. Le problème, c'est qu'environ 88 % des blocs passent aujourd'hui par des intermédiaires qui ne font l'objet d'aucune règle officielle d'Ethereum. Ça marche parce que tout le monde leur fait confiance. Ça, c'est une poignée de main.
Glamsterdam inscrit cette relation dans les règles mêmes du réseau. Un groupe de validateurs, les ordinateurs qui vérifient la chaîne, contrôle désormais que le constructeur retenu livre bien son bloc à temps. La confiance ne repose plus sur la réputation d'un intermédiaire, mais sur le code que tout le monde peut lire.
Même deal, mêmes gens. Sauf qu'à droite, quelqu'un a gardé une copie
C'est pour quand ?
Bonne question, et personne n'a la réponse. Il n'y a toujours pas de date officielle. Le deuxième réseau d'essai, Hoodi, est prévu provisoirement pour le 27 octobre, et le vrai Ethereum n'aura sa date qu'une fois les deux essais passés proprement. L'objectif affiché est la fin 2026. Mais je rappelle que Glamsterdam était d'abord attendu au premier semestre, puis cet été, et que le passage sur Sepolia lui-même avait été repoussé du 3 août à cause de bugs sur les réseaux de test.
Mon avis
Ça agace les impatients, ces retards, et je les comprends. Mais je préfère mille fois une mise à jour qui glisse de six mois qu'un réseau qui garde des milliards et qui tombe en panne un mardi matin parce qu'on a voulu tenir une date. Tester devant tout le monde, sur une copie, avant de toucher au vrai, c'est exactement ce qu'on attend de gens qui gèrent l'argent des autres. Et pour quelqu'un qui détient un peu d'ETH en Belgique, le message tient en une ligne : ne rien faire, et ne cliquer sur rien.
Sources
- 99Bitcoins via TradingView : Sepolia prépare le terrain pour Glamsterdam
- crypto.news : Glamsterdam sur Sepolia, test d'une limite de 200 millions de gaz
- investingLive, 7 octobre 2026 : Glamsterdam en langage simple (88 % des blocs via des intermédiaires)
- MoonPay, 15 septembre 2026 : ce que Glamsterdam change pour toi (frais, arnaques)
Article écrit avec l'aide de Claude Code, relu et corrigé par moi.




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