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Claude Code : l'effort des sous-agents se règle enfin à la volée


Seize. C'est le nombre de fichiers d'agents en trop que j'ai dans ma configuration de Claude Code : developer-low, developer-medium, reviewer-high, debugger-max, et j'en passe. Seize copies presque identiques de mes agents, fabriquées par un petit script PowerShell, pour une seule raison : jusqu'à la semaine dernière, on ne pouvait pas dire à Claude « lance cet agent, mais réfléchis moins ». Le réglage était gravé dans le fichier, point. Eh bien depuis la version 2.1.292, sortie le 6 octobre, c'est fini. Et ce n'est pas la seule bonne nouvelle de la semaine !

Sur un bureau, devant un écran affichant un terminal, quatre petits robots blancs alignés portent chacun dans le dos un gros bouton rond, comme un bouton de four, tourné à une position différente, pendant que la main d'un développeur règle celui de l'un d'eux

Un bouton de réglage par robot, enfin

Sous-agent, effort : on parle de quoi ?

Claude Code, c'est l'assistant d'Anthropic qui écrit du code directement dans ton projet, depuis le terminal, la fenêtre où l'on tape des commandes. Quand une tâche est grosse, il peut la découper et la confier à des sous-agents : d'autres Claude, lancés pour une mission précise, avec leur propre mémoire, qui reviennent avec un résultat. Un pour chercher dans le code, un pour écrire, un pour relire. Bref, une petite équipe, sauf que personne ne prend de pause café.

L'effort, c'est le temps que Claude passe à réfléchir avant de répondre, de low (il fonce) à max (il pèse chaque ligne). Plus d'effort, c'est souvent un meilleur résultat, mais c'est aussi plus lent et ça mange plus de quota. Renommer vingt fichiers en effort maximum, c'est un peu sortir la grande échelle pour changer une ampoule de lampe de chevet.

Le bouton d'effort, à la volée

Jusqu'ici, l'effort d'un sous-agent se fixait dans son fichier de définition, une fois pour toutes. Moi, je veux un relecteur qui réfléchit peu sur une petite correction et beaucoup sur un gros chantier. Seule solution : un fichier par niveau d'effort. D'où mes seize copies, régénérées par script chaque fois que je modifie l'original. Ça marche, mais c'est le genre de bricolage dont on n'est pas fier.

Sur une longue étagère blanche, seize petits robots blancs identiques alignés comme des clones portent chacun une étiquette de niveau, bas, moyen, élevé, pendant qu'un développeur se gratte la tête en tenant l'un d'eux dans la main

Seize copies du même agent, une par niveau d'effort

La version 2.1.292 ajoute un paramètre effort à l'outil qui lance les sous-agents. Concrètement, tu n'as rien à configurer : tu le demandes en français, et Claude le transmet.

Lance un sous-agent en effort low pour renommer les fichiers de tests,
puis un autre en effort high pour relire le module de paiement.

Je n'ai pas encore vérifié qui gagne quand le fichier de l'agent dit high et la demande dit low, donc je garde mes seize copies le temps de tester. Mais je sens que la semaine prochaine, ma configuration va maigrir d'un coup. Et c'est exactement le réflexe dont je parlais il y a deux jours, à propos de Microsoft et Meta qui rationnent Claude Code : le gros cerveau pour réfléchir, le petit pour les corvées. Maintenant, ça se règle en une phrase.

Le gardien qui s'endort ne laisse plus passer

Deuxième nouveauté, et celle-là, je l'attendais encore plus. Claude Code a des « hooks » : de petits scripts que tu écris toi-même et qui s'exécutent automatiquement avant ou après certaines actions de Claude. Moi, j'en ai un qui l'empêche de lire mes fichiers de mots de passe. Claude veut ouvrir un fichier, le hook regarde le nom, et s'il voit un fichier sensible, il dit non.

Le problème, c'est ce qui se passait quand le hook lui-même plantait. Un script qui ne démarre pas, qui met trop longtemps, qui sort avec une erreur inattendue ? Claude Code considérait qu'il n'avait rien dit, et l'action passait. Un gardien qui s'endort dans sa guérite, et la barrière qui reste ouverte. Pour un garde-fou de sécurité, c'est exactement l'inverse de ce qu'on veut !

Avant et après, côte à côte, à la même barrière de parking : à gauche, le gardien dort dans sa guérite et la barrière est grande ouverte pendant qu'une voiture passe, sous l'étiquette « Avant : le gardien dort, ça passe » ; à droite, la guérite est vide, la barrière est fermée et la voiture est arrêtée devant, sous l'étiquette « Maintenant : pas de gardien, pas de passage »

Un hook qui plante bloque l'action au lieu de la laisser passer

Depuis la version 2.1.295, du 8 octobre, on peut ajouter "onFailure": "block" à un hook. S'il ne répond pas correctement, l'action est bloquée. Dans le fichier settings.json de Claude Code, ça donne ceci :

{
  "hooks": {
    "PreToolUse": [
      {
        "matcher": "Read",
        "hooks": [
          {
            "type": "command",
            "command": "~/.claude/hooks/block-secrets.sh",
            "onFailure": "block"
          }
        ]
      }
    ]
  }
}

Et la même semaine, Anthropic a corrigé deux bugs de hooks qui font froid dans le dos. Dans la 2.1.294, des hooks écrits comme une consigne en langage naturel, du genre « bloque les commandes qui… », laissaient passer ce qu'ils devaient bloquer. Et dans la 2.1.296, un hook d'entreprise qui refusait une action la refusait bien, mais ne coupait pas le tour de Claude, qui continuait sur sa lancée. Si tu comptes sur des hooks pour ta sécurité, la mise à jour n'est pas une option.

Deux petites douceurs en prime

La 2.1.295 sait aussi dire à ton terminal où elle en est : en train de travailler, en attente de ta réponse, ou terminée. Il faut un terminal qui gère ce nouveau protocole, mais quand c'est le cas, l'onglet le montre. Quand tu as trois sessions ouvertes en parallèle, comme moi la moitié du temps, c'est le genre de détail qui évite d'oublier un Claude qui t'attend sagement depuis vingt minutes avec sa question.

Gros plan sur un écran de terminal sombre avec trois onglets en haut, chacun avec un petit voyant de couleur : bleu « Travaille », orange « Attend ta réponse », vert « Terminé »

Trois sessions, trois voyants : on sait enfin laquelle attend

Et la 2.1.296 permet de choisir, agent par agent, à quel moment il résume sa propre conversation pour faire de la place dans sa mémoire, ce qu'on appelle la compaction. Un sous-agent qui lit beaucoup de fichiers peut ainsi faire le ménage plus tôt que la conversation principale, au lieu de s'étouffer en route. Le réglage s'appelle autoCompactWindow et se met dans le fichier de l'agent.

Concrètement, ce que tu y gagnes

Si tu utilises Claude Code avec un abonnement, ton quota se recharge toutes les cinq heures, et chaque sous-agent lancé en effort maximum pour une corvée t'en coûte un bout. Demander l'effort low pour les tâches bêtes, c'est autant de quota gardé pour les vraies questions : celles où tu veux que Claude réfléchisse à ta place à l'architecture d'un projet ou à un bug tordu. Et si tu paies au token, c'est directement ta facture qui baisse.

Si tu as écrit des hooks pour protéger quelque chose, un dossier de mots de passe, une base de données de production, un répertoire qu'on ne touche pas, ajoute "onFailure": "block" à chacun aujourd'hui. Ça prend deux minutes, et le jour où ton script plante, c'est Claude qui reste dehors au lieu de ton garde-fou qui saute.

Et si tu jongles entre plusieurs sessions, regarde si ton terminal sait afficher l'état de Claude dans l'onglet. Tu perdras moins de temps à cliquer d'une fenêtre à l'autre pour voir qui a fini.

Pour en profiter

Une commande suffit pour mettre Claude Code à jour, et une autre pour vérifier que tu es au moins en 2.1.296 :

claude update
claude --version

Tout le détail est dans le journal des versions de Claude Code, en anglais, et il est long : Anthropic sort une version presque tous les jours.

Pour moi, cette semaine-là est une des plus utiles depuis longtemps. Pas de grosse annonce, pas de nouveau modèle, juste des choses qui manquaient tous les jours à ceux qui s'en servent pour de vrai. Le hook qui bloque quand il plante, franchement, c'est le genre de réglage qui aurait dû exister dès le premier jour.

Alors à l'équipe de Claude Code : merci pour le bouton d'effort. Mes seize copies d'agents vous saluent, elles ne savent pas encore qu'elles vont partir à la corbeille !

Sources

Article écrit avec l'aide de Claude Code, relu et corrigé par moi.

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